6

Le temps d'un renoncement



Aux quatre coins de la terre, des écrits pour oublier ce que l'on est, ce que l'on devient. Or il en est de ces hommes qui baissent les bras. Pour qui la souffrance interne est au-delà des limites. Plus forte que la raison, la souffrance prend le pas sur les conflits psychiques qui font l'homme. On donne un pardon en l'air, un pardon par écrit, un pardon textoté dans ce chaos moral, et pourtant la promesse de lever la tête et de vivre au lendemain n'est plus aussi présente ; portée par l'absence et les désillusions.

J'ai été l'un de ces hommes, je suis l'un de ces hommes. J'ai voulu baisser les bras, à maintes et maintes reprises. L'épanouissement en pleine extinction. En ce moment je suis dans le cours de l'une de ces crises. Pourquoi ne pas tout arrêter ? Pourquoi ne pas s'éteindre et passer au repos définitivement ? Voila ce à quoi je pense. Donc j'écris pour me soulager, car en cet instant je n'ai pas envie d'aller me coucher. Sans doute demain en lisant ce texte je l'effacerai car je l'aurai trouvé ridicule, mais peu m'importe. Je suis tombé du ciel comme un ange déchu, bien que ange je n'aie jamais été, plutôt diablotin, genre qui ne pense qu'à lui je dirai, mais l'ange comme le diable n'en peuvent plus. Ras-le-bol de tout ceci. Philippe Labro en parlera à sa façon dans "Tomber sept fois se relever huit", moi j'en parlerai à ma façon sur ce qui me touche et ce qui me parle au plus profond de mon âme. Ici pas de belle phrase. Rien à foutre de la belle littérature et de ces culs terreux de prix nobel. Moi j'écris comme je parle, car ici rien ne sert de savoir écrire comme il faut pour partager ce sentiment.

La dépression n'a pas de littérature. Elle n'a même pas d'état d'âme. Alors les jolis mots elle n'en a que faire. Elle vous prend au hasard. Elle vous mutile jusqu'à vous ronger les os. Et une fois que vous êtes dans la faiblesse absolue, elle vous broie de sa noirceur jusqu'à ce que vous cédiez à la compassion de mettre un terme à votre vie. Et oui, elle est comme ça. La dépression n'a pas de pitié. Pas de scrupule. Elle n'en a que faire de vos envies et de vos désirs, car seul le désir de vous voir six pieds sous terre l'intéresse.

Pourquoi j'écris tout cela me direz vous. Et bien parce qu'en ce moment-même cet état me mutile. Il me noie dans l'indécision. Une petite voix vers la raison. Et une autre voix vers une lame à trancher dans le vif. Le souci étant de savoir que faire, de savoir qui écouter.

ô! Douce nuit qui s'annonce fort mélancolique
Partage ma peine et mon désarroi au son de ma supplique
J'emphase dans ta noirceur ma détresse rhétorique
Or serais-je à la hauteur de cette humeur machiavélique ?


6

# Posté le lundi 02 février 2009 05:46

Modifié le lundi 29 juin 2009 20:00

7

Anggun - Shine



Un zeste de nostalgie... point de commentaire à tout va.
Un zeste de spleen... la musique parle pour moi.
Mi lagrimas negras... ma littérature n'a plus de mot.
Péplum de la condescendance... le venin coule à flot.
... Alors va ...


# Posté le mercredi 25 février 2009 03:54

Modifié le lundi 29 juin 2009 19:36

8

Osmose pure ecchymose




Une goutte... un raz-de-marée
Une poussière... une explosion cosmogonique
Un mot... une souffrance immortelle


Osmose en tout état d'ecchymoses.
Faut-il croire alors qu'il n'y a plus rien à espérer, ou ne plus croire en rien quand il reste un fond d'espoir ? Moi je dis : il ne faut pas trop s'y attacher car il n'y a rien de bon à attendre. La vie n'est qu'un portail de désillusions dans le tourbillon de la déchirure.
Osmose et rien que des ecchymoses.
Condition sine qua non de la nature humaine. Je dis non. Et pourtant on doit quand même vivre avec. Faire semblant. Encore semblant. Toujours semblant. Le cerveau succombe aux carcans de sa destruction. Il est las. Il se sent désenchanté de sa relativité par la fausse véracité de l'être... L'être de quoi ? L'être de ce que vous voulez.
Osmose, monastère d'ecchymoses.
Se faire Dark à n'en plus compter, comme la tournure de ce blog. Voir la noirceur en tout. S'adonner sur ce que les bonnes m½urs n'acceptent pas. Ne tolèrent pas. Après tout, pourquoi se retenir ? Pas la force. Pas l'envie. Et la psychologie m'aura appris ceci : l'inconscient se renferme avec ses représentations refoulées ; mais je suis certain qu'avec une introspection, un contrôle du Soi sur son autre Soi, que le conscient peut canaliser les pensées qui lui sont cachées par cet inconscient (en dehors des rêves, lapsus et actes manqués).

Et j'aime écouter le dark du dark de mon inconscient, car à côté de lui je suis un c½ur tendre.


8
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 11 mars 2009 05:23

Modifié le lundi 29 juin 2009 19:37

9

Embarquement immédiat



Qui suis-je ?

Un orateur indécis ? Un jeune mec qui se créer une image en se posant ses textes sur cette image ? Après tout, il est tellement facile de se donner des apparences et de se faire passer pour qui on veut de nos jours.

En effet, je crois qu'il serait peut-être temps que je me présente un peu. Je suis Geek, Bastien le Geek. Oh ! effectivement, vous allez me dire que je ne suis pas vraiment Geek vu le peu de temps que je passe sur ce site à m'occuper de mon blog, mais c'est parce que j'étais dans un internat. Un internat particulier où le net était proscrit, interdit, no communication. Il faut couper toute relation sociale à ce qu'ils nous disent. Pas de contact avec le monde extérieur. C'est pour notre bien, il paraît. C'est ce que nous promettent les messieurs blouses blanches, des messieurs qui sont là pour nous guérir à ce qu'ils aiment nous répéter... mais alors, pourquoi nous donner toutes ces pilules à longueur de journées !

Quoiqu'il en soit, ceci est un temps ancien, car Bastien le Geek à trouver la clé ; la clé de la liberté. Fini les crises, fini les piqûres en pleine nuit, fini les assauts de force, à trois contre un, pour m'immobiliser et m'attacher. Fini, fini, fini. J'ai pris la clé et je me suis barré en courant. Fini docteur trucmuche et ces traitements à tout va pour me faire taire. J'ai filé jusque chez moi, valise bouclée en toute pompe, le nécessaire en son minimum en bagage, ordinateur portable sous le bras et j'ai mis le mot évasion dans mon parcours. Direction la gare. Nouvelle vie.

Vie que je vous conterai tout au long de mon voyage.

Des mots, mes mots, dans la succession des articles précédents je suppose ; car ces mots font ce que je suis, ce que je pense.

Des mots qui m'apaisent, des mots retraçant la souffrance de l'âme et délivrant la pensée d'une vie abyssale.

Alors embarquement immédiat, je pars sur une destination que je ne connais pas. Mais au moins, là-bas, l'asile ne me retrouvera pas.


9

# Posté le mercredi 11 mars 2009 05:30

Modifié le lundi 29 juin 2009 19:34